québec queer

Le Québec a vu naître l’immense Xavier Dolan, cinéaste de génie, qui a toujours mis la différence au premier plan dans ses films sans faire de ces oeuvres des manifestes. Tout au long de sa filmographie, on découvre des personnages queer attachants et puissants. Mais ce n’est pas de lui dont je veux te parler aujourd’hui. Dans mes coups de coeur culturels, j’ai deux autres objets culturels queer et québécois que je voudrais te présenter.

 

Le Québec queer en web-série : Féminin/Féminin de Chloé Robichaud et Florence Gagnon.

Déjà, d’entrée de jeu, on note un truc pas si courant. Cette série parle de femmes et… C’est réalisé par deux femmes. Chloé Robichaud est une réalisatrice et scénariste québécoise. On lui doit notamment un long-métrage Sarah préfère la course. Florence Gagnon, elle, est productrice et notamment fondé le magazine Lez Spread The Word. Féminin/Féminin est une web-série dont la première saison a été produite en 2013. Elle a fait grand bruit de la bonne façon et on a (après avoir attendu très très longtemps) eu le droit à une deuxième saison en il y a maintenant quelques années. Le tout est disponible gratuitement chez France TV Slash.

Le pitch ? À travers des épisodes courts (entre 10 et 30 minutes), on découvre le quotidien d’une bande de copines de Montréal. Les histoires de coeur, de boulot, les engueulades, les questionnements sur le couple, la maternité, tout y passe. C’est coloré, lumineux, hyper frais et très bien fait. On s’attache très vite aux personnages. Ah oui, puisque visiblement c’est le genre de détails qu’on précise, Féminin/Féminin, ça parle de femmes oui… Mais aussi et surtout de femmes lesbiennes.

Pourquoi on le recommande chez FOOD FOR MOOD ? Même si l’homosexualité est au coeur de la série, à mes yeux, ça devient très vite un non-sujet. On y parle surtout du quotidien de femmes de plusieurs générations, d’un groupe d’amies avec son lot de tensions et de bons moments. La force de Féminin/Féminin, c’est que ça questionne le genre et la sexualité hyper subtilement.

Si tu as aimé, on te recommande évidemment l’ancêtre de cette série qui pour nous est incontestablement The L Word. Le pitch est similaire, mais ça se passe au début des années 2000 (et des fois, ça pique les yeux niveau style). C’était hyper avant-gardiste et la réalisatrice, Ilene Chaiken, a sorti la suite il y a peu (avec toujours autant de lesbiennes, de soleil californien et plus de politique).

 

 

Le Québec queer au cinéma : C.R.A.Z.Y de Jean-Marc Vallée.

Sorti en 2005, ce film a été salué par la critique et statistiquement un Québécois sur huit l’a vu. Est-ce que ça veut dire que c’est un bon film ? Non. Mais ça l’est.

Le pitch ? Zachary naît le 25 décembre, comme Jésus. D’office, cela fait de lui quelqu’un de spécial. Il débarque dans une famille aimante, dans une fratrie 100% masculine, chapotée par un père très présent et une mère aux petits soins. Les choses se gâtent quand Gervais, le père, se rend compte qu’il a du mal à tisser un lien aussi fort avec Zac qu’avec ses frères. Ce gosse doit avoir un problème puisqu’il n’est pas comme les autres. Commence alors le combat d’un père pour faire en sorte d’aimer son fils, et le combat d’un fils qui cherche désespérement à plaire à son père.

Pourquoi on le recommande ? Déjà, parce que comme dans On est chez nous, on plonge dans le quotidien des gens ordinaires : une famille québécoise dans les années 60. Ceux dont on ne dit rien d’habitude. Ceux qui pensent qu’ils n’ont rien à dire. Ceux qui se trompent, visiblement. Deuxio, on aime C.R.A.Z.Y parce que c’est le premier premier rôle de Marc-André Grondin, et qu’on l’aime bien. Troisièmement, la B.O. de ce film est comment dire… Proche de la perfection, avec, entre autres, Space Oddity de Bowie, White Rabbit de Jefferson Airplane et du Aznavour (bah quoi ? J’aime bien moi Aznavour).

Si tu as aimé C.R.A.Z.Y, évidemment, je te conseille les films de Dolan et en particulier J’ai tué ma mère, Mommy et Juste la fin du monde.

 

 

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