documentaire rap français

Chez FOOD FOR MOOD, s’il y a bien quelque chose qui nous caractérise, c’est la curiosité et l’envers des décors, les documentaires sur les coulisses. Que ce soit en musique, en littérature ou en cinéma, on aime jeter un oeil de tous les côtés. Et parfois, on revient à nos premiers amours. Pour moi, Romane, un de mes premiers amours, c’est le rap. Je me revois à neuf ans, bonnet ou casquette vissés sur la tête, à écouter très fort dans mon baladeur CD l’album « Dans ma bulle » de Diam’s. Aujourd’hui, quand je le réécoute, deux choses me viennent en tête : « Mais je connais encore les paroles par coeur ? » et « Mais comment ma mère a pu me laisser chanter ça à cet âge-là ? ». Bref…

 

On est pas là pour parler de ces deux questions quasi existentielles. On est là pour parler de deux documentaires, disponibles sur Netflix, et qui donnent une autre vision du rap français.

Eh, cerveau curieux, je t’entends d’ici… Tu n’aimes pas le rap ? Ok. Je te laisse quand même jeter un oeil à la playlist qu’on a concocté spécialement pour toi. 20 chansons qui nous ont fait aimer le rap à nouveau. Si on devait en sélectionner que deux, ce serait « Notes pour trop tard » d’Orelsan et « Trop beau » de Lomepal. Allez, fais-nous plaisir, va écouter ça. Et puis tu peux continuer à lire l’article, ça ne t’engage à rien et nous, ça nous fait plaisir ! Et qui sait, tu te laisseras peut-être tenter par le visionnage d’un de ces films.

 

 

BigFlo et Oli : presque trop.

Rappeurs toulousains, bien connus du grand public, adorés des ados (et de leurs parents), ces deux frères sont partout. Et même sur Netflix, avec Presque trop... Ce documentaire, qu’ils co-réalisent eux-mêmes avec Jérémy Levypon, est une plongée intimiste dans leur quotidien. En cinq ans, Florian et Olivio, ont sorti trois albums, vendu plus d’un million d’albums, fait des centaines de concerts, créé une marque de vêtements et engagé à leurs côtés une communauté de fans énorme.

Le film commence sur le stade de Toulouse, sur la pelouse, au moment où ils annoncent leur tournée des stades. « C’est presque trop » dit Oli. Il réalise son rêve à 22 ans. Et après ? Après, il y a la tournée, les conflits, l’incompréhension, l’envie d’arrêter, celle de continuer coûte que coûte… Au-delà d’un documentaire sur la vie de tournée, c’est surtout un documentaire sur « l’histoire de deux frères, qui écrivent dans leurs chambres, qui sont tombés dans l’rap par hasard et qui tentent leur chance« . Le grand frère sage et le petit frère fou, deux énergies qui fusionnent et qui se battent parfois.

Pourquoi on aime ? On connaît BigFlo et Oli, souriants et joueurs, fusionnels, toujours avec leurs parents, simples et accessibles. Perso, je connais l’ambiance dans leurs concerts, pour les avoir vus deux fois, à leurs débuts et plus tard en festival. C’est bon enfant, familial, mais sans oublier d’être profond parfois aussi. Ce qu’on voit dans Presque trop, c’est surtout deux mecs qui doutent, en quête de perfection, qui se remettent en question sans cesse, qui se demandent comment continuer à vivre quand on est déjà réalisé ses plus grands rêves avant 30 ans… Ça fait du bien de voir l’envers du décor, de comprendre que tout n’est rose. Bizarrement, ça fait du bien de les voir s’embrouiller. C’est « la vie normale« .

 

 

GIMS

Tout le monde connaît Maître Gims, le rappeur à lunettes de soleil, très bling bling et très populaire. On connaît tous Bella, non ? On connaît moins l’autre visage de GIMS, celui des débuts, avant la Sexion d’Assaut. Dans ce documentaire de Florent Bodin, lui aussi disponible sur Netflix, c’est de ce côté là qu’on creuse. On suit l’homme à lunettes de Paris à Kinshasa (sa ville natale). On apprend l’histoire derrière le mythe aux cinq millions d’albums. Comme dans Presque trop, on rejoint GIMS et son équipe avant une grande échéance : le Stade de France (qu’il est le premier rappeur et le premier homme noir à remplir).

Pourquoi on recommande ? Franchement, GIMS, je suis pas fan. Il m’arrive de hurler les paroles de Bella dans ma voiture et je chante La même avec ma nièce souvent. Mais ça s’arrête là. Sauf que quand j’ai vu ce docu popper sur Netflix, je me suis dit que je devais le regarder. Ne serait-ce que pour en connaître un peu plus sur ce personnage qui, de prime abord, m’est légèrement antipathique. Je n’ai pas été déçue. Outre sa musique, on découvre aussi le côté businessman du bonhomme et son histoire avec son pays, sa famille, la religion, les dérives sectaires…

 

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2 commentaire

  1. Hey Romane,

    Ce blog est génialissime.
    Merci de m’y avoir invitée, c’est une pépite de culture éclectique.

    Longue vie à Food for mood !

    Sandro 😉

    1. Hey ! Merci Sandro et bienvenue chez les cerveaux curieux. Contente que le contenu te plaise. Bonne(s) découverte(s) et à très vite ici ou dans ta boîte mail.

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